Le Phénix Poly-Games à travers les âges…

Pour votre plus grand plaisir, voici l'histoire de Poly-Games à travers les âges et de nombreuses anecdotes. Par Pierre Berclaz, qui fut aux commandes de la convention de 1999 à 2013, avec l'aide de quelques autres recenseurs d’anecdotes 😉

Vous pouvez en parallèle admirer les affiches de chaque édition.

1994

La toute première édition a lieu dans les caves de la Maison de Courten à Sierre - un lieu mythique de la Cité du Soleil, qui abritait aussi le Festival de la Bande Dessinée - c’est dire que ces caves sont (bien) hantées et adaptées au jeu de rôles, qui sont en effet les seuls jeux qui ont droit au chapitre pour cette première édition. L’initiateur en est Eric Biderbost.

1995

On prend les mêmes et on recommence, enfin presque, puisque cette fois quelques jeux de plateau (de l’époque, faut pas rêver) s’installent dans un coin. Et dans la foulée de cette deuxième édition, un club de jeux refait surface (oui, il y avait déjà un club de jeux créé en 1982 sous le nom de Ludix). Il est officiellement fondé le 12 mai 1995 sous le nom de Génie de la Lampe. Mais pourquoi donc un tel nom ? L’explication est des plus simples...

Le soir de la création de notre association, Jigé Pont masterise une partie de jeu de rôles. A un moment, les joueurs ont le droit de choisir l’objet magique de leurs rêves les plus fous. Or, un de ces joueurs choisit une lampe magique habitée par un Génie. Jigé accepte la proposition, mais assortie d’une condition: durant la discussion avec le Génie, il ne faut dire ni oui ni turbocompresseur ...

L’échange le plus court entre le Génie et un joueur est certainement celui-ci:

  • Joueur (d’une voix enjouée):  Bonjour Génie, puis-je formuler un voeu?
  • MJ (interprétant un génie énervé par les sollicitations constantes):  Quoi! … Encore?
  • Joueur (avec une petite voix de quelqu’un qui vient de se faire rabrouer):  Oui!

A noter qu’à ce moment de la partie aucun vœu n’a été formulé... et que le joueur en question est le premier à le faire! Comme aucun des douze joueurs ne voit son vœu se réaliser, le club est nommé le « Génie de la Lampe ».

1997

Les «24 Heures du jeu de rôle» deviennent «Poly-Games». La dénomination suscite passablement de discussion entre ceux qui optent pour Polygames (oui, c’est volontairement ambigu) et ceux qui préfèrent Poly-Games, et qui l’emportent au final. La convention passe à 48 heures, on y fait à manger sur place, c’est grandiose. Et déjà l’affiche signée Caza donne le ton.

1998

On remet le couvert avec les mêmes ingrédients, mais financièrement ça coûte cher et Poly-Games sombre.

1999

La renaissance, le club accepte de reprendre la convention (les comptes étaient séparés et distincts jusque là), mais réduit la voilure.

2000, 2001, 2002

Il faut trois ans pour bien remettre Poly-Games en forme et reconquérir les joueurs.

2003

10e édition, on décide de frapper un grand coup. Et c’est plus simple que par le passé. Les emails se sont un peu répandus et démocratisés (jusque-là c’était papier, stylo, enveloppes et timbres, toutes choses que l’on a oubliées depuis, c’est tout juste si on sait à quoi ressemble un stylo).

Bref, pour la première fois on décide de décorer la salle de l’ASLEC, ce qui devient dès lors la «marque de fabrique» de Poly-Games. Et non content de décorer, on propose aussi un menu dans le thème de la convention: des langues de Kobold grillées. Quelques courageux se laissent tenter... il s’agit en fait de langues de lapin que Yann a récupérées à la Placette où il travaillait durant ses vacances - il a d’ailleurs pris toute la tête, extrait les langues, détaché les chairs pour récupérer les crânes et en faire des bougeoirs... la grande classe! On grille donc les langues de lapin et on les sert avec un riz teinté en rose.

2004

On confectionne notre livre d’or, ainsi que nos panneaux d’entrée et de bar.

2005

Un des temps forts est la venue du groupe de musique médiévale sierrois Cornevielle.

2007

Pour la première fois on peut jouer dans les anciens wagons … très demandés.

2008

Changement d’ambiance et d’équipe, on passe à l’école de Borzuat dans l’idée de populariser davantage le jeu. Une première édition difficile pour les rôlistes car il est malaisé de trouver des salles adéquates pour les jeux de rôles. Nombreux sont celles et ceux qui regrettent l’ASLEC et son ambiance.

2011

Première édition au Casino de Saxon, avec une équipe élargie à des ludothèques et d’autres clubs de jeu. L’idée revient à Madge dont le frère gère le casino converti en lieu de culture et de spectacles. A l’énoncé, l’idée nous a paru utopique, puis elle a fait son chemin pour finir sur le succès que l’on connaît.

Le casino est réellement l’endroit rêvé pour ce genre de manifestation. L’engouement est extraordinaire de toute part, ce qui permet d’avoir un lieu à la hauteur de l’événement et des ambitions. Premier tournoi de Troll-Ball, et en extérieur notons-le. Première édition d’une campagne de jeu de rôles étalée sur un weekend et de nombreux scénarios, un véritable succès.

2012

Deuxième édition au Casino de Saxon, encore plus magique que la première. Le seul petit bémol est une affluence trop importante. Une nouvelle campagne de jeu de rôles verra la naissance du JDR 

Ichorpunk, créé pour l’occasion, et qui remporte à l’époque un grand succès.

2013

Victime de notre succès, il faut se déplacer une fois de plus, vers le CERM cette fois-ci, afin d’avoir davantage de place. Certes spacieux, le lieu est plus impersonnel et ne permet pas de recréer l’ambiance du Casino.

Poly-Games est devenu une machine un peu grosse et difficile à nourrir. Mais tout de même, le tournoi de Troll-Ball en salle marque les esprits. Par ailleurs, il faut apporter des nouveautés comme le concours de créateur de jeu et le concours Mensa, qui connaissent un joli succès d’estime. D’ailleurs, le jeu primé au concours de créateur sera édité par la suite et on retrouve le logo du prix attribué sur la boîte, un beau souvenir. Comme les précédentes années, une campagne de JDR s’étalant sur le weekend a lieu, une fois encore dans le monde d’Ichorpunk.

2014

Une très belle édition, toujours au CERM. Les lieux sont plus acquis, et le succès est au rendez-vous. Le CERM reste très peu adapté au jeu de rôles, mais on trouve des solutions qui plaisent, et la bonne humeur est au rendez-vous, avec des parties absolument mythiques, dont la suite de nos campagnes d’un weekend.

2015

Une édition en demi-mesure. La date doit être déplacée contre notre gré suite à un événement politique. Un manque de synergie avec d'autres événements nous coûte beaucoup de potentiels visiteurs. Au final, c’est un échec financier. Le comité est usé, démotivé – pas facile de trimer toute l’année pour se retrouver au final avec un déficit. Tous ces écueils remettent sérieusement en question la convention sous sa forme élargie, à tel point que plus aucune édition n'est prévue. La grenouille qui voulait être bœuf, tout ça, tout ça...

2020

Comme il a été dit à plusieurs reprises, Poly-Games meurt mais ne se rend pas! Ou alors c'était la garde prétorienne... toujours est-il que Poly-Games renait encore une fois de ses cendres. On revient aux locaux de l'ASLEC qui, au final, rappellent à beaucoup l'âge d'or de la convention, et à un format plus sobre, plus convivial, plus humain. Bref, mieux.

Avec son nouveau comité dynamique, de jeunes et de moins jeunes tout aussi dynamiques, c'est donc une nouvelle et très chouette édition de Poly-Games, qui a lieu en début d'année, et ce malgré l'inquiétante expansion d'une étrange nouvelle maladie venue d'Orient...

2022

Ah, l'Orient, ses mystères, son exotisme, et ses saloperies de virus qui se globalisent... c'est donc après un petit sommeil forcé, parce qu'organiser une convention en pleine pandémie, avec autant de contraintes, c'est à la fois pas très raisonnable et vraiment très difficile pour une petite équipe de bénévoles, que Poly-Games émerge à nouveau. Une bonne édition, même si, avec une date en début de vacances scolaires, l'affluence est moyenne.

2023

Tambours battants, sur les chapeaux de roue, à toute berzingue, bref, en pétant le feu de plaisir, et avec un programme très bien achalandé, la cuvée 2023 renoue avec des dates à la fin avril, une presque tradition pendant une bonne décennie. Au rendez-vous, une bonne affluence, de nouvelles têtes et, comme toujours, une excellente ambiance.

2024

La Convention se dote d'un nouveau logo, un Phénix parce qu'elle le vaut bien! La 25ème édition sera belle, c’est certain.